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THE HARLEQUIN AUTOMATON by PIERRE MAYER

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The Harlequin Automaton

 

 

 

L’ARLEQUIN TRAPÉZISTE


L’Arlequin trapéziste est un automate de magicien qui a connu une très grande vogue durant la période 1820-1900. C’est en réalité un faux automate qui marche uniquement à l’aide de tirages et de pédales actionnés par un aide caché en coulisses. Les automates truqués de Pinetti, d’Aupré ou de Robert-Houdin étaient beaucoup plus perfectionnés que les véritables automates munis de mouvements à ressort. Les mouvements des faux automates (c’est-à-dire commandés à distance) étaient plus nombreux, plus complets et avaient des gestes moins saccadés. D’autre part, ils pouvaient répondre aux questions posées par le public et un véritable dialogue pouvait s’établir entre l’automate et l’assistance.

L’effet est le suivant : le Magicien arrive sur scène portant dans les mains un coffret. Il pose le coffret sur une table, sans tapis, et s’éloigne de la table. Le magicien ordonne alors au coffret de s’ouvrir et soudain la tête d’un Arlequin apparaît. Il regarde de tous côtés, salue en inclinant la tête et répond aux questions posées par son maître. Lorsque l’Arlequin est décidé à travailler (après avoir été questionné plusieurs fois), il se dresse lentement sur ses bras tendus et salue à nouveau l’assistance d’un mouvement de tête.

Étant disposé à travailler, il exécute un saut périlleux avant et, ce faisant, il sort entièrement du coffret étant seulement retenu par les mains. Arès avoir fait divers mouvements acrobatiques avec le corps et les jambes, tête en haut et tête en bas, il répond à nouveau aux questions des spectateurs en inclinant la tête pour dire oui et en tournant la tête pour dire non. Dans certaines versions plus perfectionnées avec 10 pédales (ou pistons), l’Arlequin est toujours assis sur la face avant du coffret, il fume la pipe, conserve la fumée et la rejette lorsqu’on lui demande. Il devine les cartes tirées dans un jeu par un spectateur. Il sait aussi jouer du flageolet, puis la musique devient plus langoureuse et Arlequin s’endort et tombe sans vie dans le coffret qui se referme.

Mais, à la demande du public, et sur un ordre de son maître, le couvercle s’ouvre alors brusquement, Arlequin se réveille et reprend ses exercices acrobatiques. Une chandelle lui est présentée, il la souffle. Ayant fait ses adieux à l’aimable société, il fait encore un saut périlleux arrière et disparaît dans la boîte. Le couvercle se referme d’un bruit sec. Le magicien reprend alors le coffret de la table, montre à nouveau toutes les faces du coffret à l’assistance et se retire.

Telle était à peu près la présentation de l’Arlequin trapéziste qui faisait l’admiration de nos pères jusqu’en 1910. Depuis, cet automate est complètement oublié.

Jacques Voignier

 

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